La grève sportive calédonienne

Publié le par la margouillette

Il faut savoir qu'en Nouvelle Calédonie les consommateurs sont très souvent pris en otage par les nombreuses grèves lancées bien souvent à des dates stratégiques (arrivage bâteau, fêtes des mères, Noël...), personne n'y échappe, c'est devenu le sport national : tel directeur ne vous convient pas, hop une petite grève, tel employé se voit refuser 2 jours de congé qu'il a de toute façon pris sans avis, hop une bache bleue apparaît et bien souvent l'employeur plie car en Nouvelle Calédonie il n'est pas rare de voir des grèves s'étaler sur plusieurs mois...

L'article paru dans "demain" en témoigne :

Blocages, grèves, conflits, manifs et perturbations... Autant d'éléments qui, hélas, ponctuent trop souvent notre quotidien. On a l'impression qu'en Nouvelle Calédonie, on a pris la mauvaise habitude de régler les conflits sociaux par la grève et le blocage au détriment de la négociation. En 2005, nous avons enregistré un nombre record de journées perdues par le fait de grève avec plus de 33000 jours.

En 2006, on ne peut pas dire que l'actualité sociale ait connu une pause.

L'opinion la plus communément répandue en Calédonie, c'est que les syndicats font comme bon leur semble et obtiennent ce qu'ils veulent en bloquant illégalement des entreprises ou des services et en s'attaquant à la liberté de travailler et de circuler. Du coup, n'ayons pas peur des mots, l'image de marque des syndicats dans l'opinion publique est déplorable. Cette mauvaise réputation est due aux agissements coupables de quelques organisations à qui, autrefois et pendant trop longtemps, on a laissé la bride sur le cou.

Cette situation de surenchère et de conflits permanents ne pourra pas durer trop longtemps encore, chacun convient qu'il en va du devenir économique et social de la Nouvelle Calédonie. Voilà pourquoi ces dernière années et de manière récurrente, la nécessité d'instaurer un dialogue social, refait son apparition. On n'a pas trouvé de remède miracle mais chacun s'attache à trouver une solution.

Mais pour dialoguer il faut être deux diront les syndicats. Très souvent désemparés face à une grève qu'ils n'ont pas vu venir, les patrons ont encore aujourd'hui du mal à faire face au blocage puis à appréhender la négociation. Dans la plupart des entreprises, si la menace de la grève fait peur, le patron ne sait pas forcément engager le dialogue car il considère le syndicat comme l'adversaire à abattre."  TINK YOU BIEN AU JOURNAL DEMAIN

Petits exemples actuels :

Le directeur de carrefour ne plait pas : grève sauvage, le centre commercial ferme ses portes sans prévenir.

Une employée accepte d'être mutée puis se récuse : grève 3 semaines à la mutuelle de la SLN, plus de 20 000 dossiers en instance de règlement, plus de 3 millions de perte dans les différents magasins de la mutuelle.

La dernière grève qui a fait du bruit a bloqué le port de Nouméa (j'ai attendu ma voiture 15 jours) et a nécessité la présence des forces de l'ordre...la guerre !

Publié dans Humeur du margouillat

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